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Intoxication après consommation de champignons

Intoxication après consommation de champignons

pratique suivi officinal Intoxication après consommation de champignons La confusion entre un champignon toxique et un champignon comestible est l’une...

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pratique suivi officinal

Intoxication après consommation de champignons La confusion entre un champignon toxique et un champignon comestible est l’une des premières causes d’intoxications. Les symptômes présentés peuvent être en lien avec une action toxique directe, une contamination microbienne si le champignon consommé était en voie de décomposition, ou encore une pollution par pesticides, en particulier lorsque la récolte s’est effectuée à proximité de champs cultivés. Ces intoxications peuvent parfois être graves, voire mortelles.

Stéphane BERTHÉLÉMY Pharmacien Pharmacie de Cordouan, 24 avenue de la République, 17420 Saint-Palais-sur-Mer, France

© 2014 Elsevier Masson SAS. Tous droits réservés

Mots clés - centre antipoison ; champignon mortel ; champignon toxique ; cueillette ; identification ; intoxication

Mushroom poisoning. Confusion between a toxic mushroom and an edible mushroom is one of the main causes of poisoning. The symptoms may relate to a direct toxic action, microbial contamination if the mushroom consumed was in the process of decomposing, or pollution from pesticides, in particular when they are picked close to fields of crops. These forms of intoxication can sometimes be serious or even fatal. © 2014 Elsevier Masson SAS. All rights reserved

Keywords - anti-poison centre; deadly mushroom; identification; intoxication; picking; poisonous mushroom

L

es intoxications par champignons ont évidemment un caractère saisonnier, de miseptembre à mi-octobre. Les victimes sont bien souvent et paradoxalement des personnes qui croient connaître les champignons. La plupart des accidents sont dus à des erreurs d’identification associées souvent à de l’imprudence.

Expliquer brièvement la pathologie Environ 5 000 espèces de champignons supérieurs sont répertoriées. Parmi elles, une centaine est toxique et dix à vingt sont mortelles. F Les champignons mortels provoquent la mort dans plus de 50 % des cas, même en cas d’intervention médicale. F Les champignons toxiques génèrent des accidents graves qui se soldent au final par une guérison. F Les champignons suspects provoquent des vomissements, des diarrhées ou une simple indigestion. La gravité d’une intoxication est fonction du temps écoulé entre l’ingestion

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et l’apparition des symptômes : lorsque la durée d’incubation est courte (moins de six heures), l’évolution est généralement favorable alors que lorsque l’’incubation est longue (au-delà de six heures), le pronostic vital est engagé.

Chiffres Entre juillet et octobre 2013, il a été recensé 546 cas d’intoxications par des champignons, dont un cas grave chez un enfant de 18 mois ayant nécessité une greffe hépatique.

Durée d’incubation courte F Les syndromes digestifs sont souvent dus à des fermentations provoquant d’importantes diarrhées. C’est le cas avec l’armillaire couleur de miel ou certains bolets comme l’élégant ou le granuleux dont la cuticule est assez indigeste. La consommation de champignons comestibles en grandes quantités ou altérés peut également provoquer ce type de troubles. F Le syndrome résinoïdien ou gastro-intestinal, le plus fréquent, s’exprime par des troubles digestifs isolés. Il est dû à une ingestion en quantité excessive d’un champignon comestible, à un déficit enzymatique (certains individus ne sécrètent pas de tréhalase, enzyme nécessaire à la

digestion de certains disaccharides présents dans les champignons) ou à la consommation d’un champignon cru, infecté ou contaminé lors d’une mauvaise conservation (formation de ptomaïnes). Enfin, le mycélium peut capter des substances toxiques comme les engrais, les désherbants, les pesticides ou la radioactivité qui se concentrent dans le chapeau et le pied, rendant ainsi toxiques les champignons pourtant reconnus comme “bons comestibles”. Les symptômes apparaissent généralement 15 minutes à deux heures après le repas et durent moins de 48 heures. Le début est brutal, avec des douleurs abdominales, une diarrhée et des vomissements conséquents. Dans les

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Adresse e-mail : [email protected] (S. Berthélémy).

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formes sévères, des crampes musculaires et un collapsus (malaise, baisse de la tension artérielle, sueurs…), voire une déshydratation importante exposant à un risque de coma et d’insuffisance rénale peuvent survenir. Le traitement est essentiellement symptomatique avec compensation des pertes en eau et en sel, puis administration d’antispasmodiques. L’hospitalisation est parfois nécessaire, notamment si l’intoxication survient chez une personne fragile (enfant, personne âgée ou femme enceinte). Les troubles digestifs disparaissent en 24 à 48 heures. F Le “syndrome résinoïdien sévère”, qui associe une gastroentérite et une atteinte du foie, est dû à l’entolome livide. Le traitement reste symptomatique mais une hospitalisation peut être parfois nécessaire pour traiter la déshydratation et surveiller le bilan hépatique. L’intoxication par ce champignon débute de la même manière que celle à l’amanite phalloïde. Elle évolue vers la guérison en cinq à six jours. F Le syndrome muscarinien ou sudorien est la conséquence de l’action de la muscarine qui possède un effet parasympatholytique. Les symptômes surviennent dans un délai de 15 minutes à deux heures et sont caractérisés par des troubles digestifs (douleurs abdominales, nausées, vomissements, diarrhées), des sueurs, une salivation importante, un écoulement nasal, un larmoiement, une vasodilatation et des troubles cardiovasculaires (ralentissement de la fréquence cardiaque, baisse de la tension artérielle). Les personnes ayant des problèmes cardiaques risquent de succomber. La muscarine est essentiellement présente dans de nombreux clitocybes (du bord des routes, blanc d’ivoire…) et dans pratiquement tous les inocybes (fastigié, de Patouillard, à lames couleur de terre…). Le traitement repose sur la compensation des pertes hydro-électrolytiques dues aux fortes diarrhées et

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Figure 1. L’amanite panthère peut être à l’origine de convulsions et d’accidents mortels. à la transpiration importante. L’antidote est l’atropine (administration possible de sulfate d’atropine) ou la teinture de belladone. La guérison survient en 24 à 48 heures. F Le syndrome panthérinien ou muscarien est dû, d’une part, à la présence de muscarine dans les champignons incriminés, mais également au muscimol ou à l’acide iboténique responsables des troubles psychomoteurs. Les signes apparaissent dans les 30 minutes à trois heures après l’ingestion. Les symptômes sont des troubles digestifs (nausées, vomissements), une vasoconstriction, une tachycardie, une hypertension, un assèchement des muqueuses et des

troubles neurologiques (agitation, ébriété, confusion, délire, hallucinations). Les espèces responsables sont les amanites tue-mouches, panthère et jonquille. Toutefois, l’amanite panthère peut être à l’origine de convulsions et d’accidents mortels (figure 1). F Le syndrome narcotinien résulte de la consommation volontaire de champignons hallucinogènes (psilocybes essentiellement) contenant une toxine, la psilocybine. Les symptômes apparaissent en règle générale 30 minutes après la consommation de champignons frais ou séchés. Au début, les troubles sont caractérisés par une

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anxiété, des nausées, une asthénie et des vertiges, puis surviennent des troubles visuels et une désorientation, suivis par une augmentation de la pression artérielle et une tachycardie. Tous ces signes disparaissent progressivement quatre à douze heures après l’ingestion. F Le syndrome hémolytique peut être provoqué par certains champignons habituellement comestibles, mais qui, crus ou mal cuits, deviennent plus ou moins toxiques. C’est le cas des amanites (vaginée, rougissante), des morilles, des pleurotes, des helvelles ou des pézizes, qui renferment des molécules hémolytiques (qui détruisent les globules rouges), les hémolysines (figure 2). Ces toxines thermolabiles sont généralement éliminées par une cuisson suffisante. La symptomatologie est souvent d’ordre digestif (nausées, vomissements) mais la cause profonde, une destruction des globules rouges, peut entraîner de lourdes conséquences en cas d’intoxication massive.

Durée d’incubation longue F Le syndrome phalloïdien a, parmi toutes les intoxications, le pronostic le plus sévère, avec une mortalité d’environ 15 %. Il est provoqué par des phallotoxines (phalloïdine en particulier) et des amatoxines (amanitines). Une dose de 50 g de champignons frais peut s’avérer létale. Au début, cette intoxication est particulièrement reconnaissable par sa durée d’incubation (6 à 36 heures avec une moyenne de douze heures). Les premiers symptômes consistent en une gêne respiratoire, des vertiges et un malaise indéfinissable. Puis, une phase de gastro-entérite aiguë se manifeste par des vomissements violents et douloureux et une diarrhée importante, entraînant une déshydratation sévère en quelques heures. L’atteinte hépatique débute 36 heures après le repas et atteint son paroxysme le cinquième jour.

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Différentes formes sont distinguées : • bénignes, générant une gastroentérite durant trois à cinq jours et une atteinte du foie modérée ; • moyennes, présentant un tableau d’hépatite aiguë, qui évoluent vers la guérison complète en deux à trois semaines ; • graves, caractérisées par des signes sévères d’hépatite aiguë, avec confusion et hémorragies digestives. Sous réanimation, les signes régressent en huit à douze jours avec guérison complète en huit à douze semaines. Un risque de décès par hépatite fulminante existe entre le huitième et le quatorzième jour. Une hospitalisation en réanimation s’impose. Le traitement est essentiellement symptomatique, basé sur une réhydratation importante visant à pallier les pertes d’électrolytes. En cas de forte suspicion d’intoxication, l’administration d’antiseptiques intestinaux avec prise d’antiémétiques pour calmer les vomissements, un lavage gastrique et l’utilisation de charbon activé sont requis ; si l’atteinte hépatique est déjà très avancée, une transplantation du foie doit être considérée. Les espèces en cause sont les amanites phalloïde, printanière ou vireuse, certaines lépiotes et la galère marginée. L’amanite phalloïde est responsable de 95 % des intoxications mortelles par ingestion de champignons. F Le syndrome orellanien est dû à une toxine, l’orellanine, présente dans certains cortinaires (couleur de Rocou, resplendissant, cannelle,

À retenir L’apparition de troubles digestifs plus de six heures après l’ingestion de champignons impose une hospitalisation rapide dans l’hypothèse de la survenue d’un syndrome phalloïdien.

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Figure 2. Certains champignons habituellement comestibles, comme la morille, peuvent provoquer un syndrome hémolytique s’ils sont consommés crus ou mal cuits. pourpre…). Il est caractérisé par une insuffisance rénale aiguë d’apparition retardée pouvant évoluer vers une insuffisance rénale chronique. Les syndromes débutent plus de 24 heures après le repas (parfois même au bout d’une semaine) et sont caractérisés par des troubles digestifs (nausées, vomissements, anorexie), des douleurs musculaires (crampes, asthénie physique) et une atteinte rénale entre la première et la troisième semaine. La moitié des cas évoluent vers l’insuffisance rénale chronique. Le traitement symptomatique de cette insuffisance rénale nécessite le recours à l’hémodialyse mais une transplantation rénale peut être nécessaire chez certains patients. F Le syndrome gyromitrien est dû à la gyromitrine, toxine retrouvée dans les gyromitres (dont le délicieux), largement consommés cuits ou séchés dans certaines régions. Toxique pour le système nerveux et pour le foie, cette toxine inactive également la vitamine B6. De nombreux cas d’intoxications sévères, voire mortelles ont été rapportés, dues à l’ingestion d’une grande quantité de champignons ou à la répétition des consommations à quelques jours d’intervalle. La toxine est pourtant détruite à 99 % par la cuisson ou le

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Figure 3. La consommation de coprins noir d’encre associée à celle d’alcool déclenche le syndrome coprinien à effet antabuse qui peut entraîner une chute tensionnelle. séchage au soleil. Les symptômes apparaissent entre huit et douze heures après l’ingestion (deux heures en cas d’intoxication sévère) et sont caractérisés par des troubles digestifs (nausées, vomissements, douleurs abdominales), une hépatite dans les 36 à 48 heures suivant le repas, des troubles neurologiques (somnolence, confusion, délire, tremblements), une destruction des globules rouges et une insuffisance rénale. Le traitement est surtout symptomatique et la vitamine B6 (pyridoxine) peut être utilisée pour calmer les convulsions. L’intoxication évolue le plus souvent vers la guérison mais, dans 10 % des cas, les lésions du foie conduiraient au décès.

Syndromes particuliers Certains syndromes engendrent des intoxications inconstantes mais parfois mortelles. F Le syndrome paxillien, exclusivement dû au paxille enroulé, est encore mal expliqué. Consommée en grande quantité par certaines populations d’Europe centrale notamment, cette espèce est à l’origine de cas d’intoxications graves, voire mortelles. Il semblerait que ce syndrome soit en

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lien avec un phénomène d’accumulation de toxines ou de sensibilisation individuelle progressive. En effet, les accidents surviennent généralement après des repas itératifs sans conséquence, ces troubles se manifestant brusquement, parfois une ou deux heures après le repas déclencheur, par des coliques, une hypotension, un syndrome hémolytique avec ictère et une atteinte rénale parfois grave. L’issue peut être mortelle. Le traitement, qui est essentiellement symptomatique, vise à contrebalancer le collapsus et l’insuffisance rénale. F Le syndrome coprinien à effet antabuse est dû à la coprine, toxine présente dans le coprin noir d’encre (figure 3). Les symptômes n’apparaissent qu’en cas de prise d’alcool, 30 minutes à deux heures après, et sont caractérisés par une rougeur de la face, du cou et du thorax, des nausées, des vomissements et des troubles du rythme cardiaque. Le traitement est symptomatique, le repos suffisant souvent à contrôler le phénomène. Il est cependant parfois nécessaire de traiter la chute tensionnelle. Les troubles disparaissent en quelques heures. Il est conseillé de ne pas consommer de boissons

alcoolisées durant les 72 heures qui suivent un repas de coprin car le risque persiste même plusieurs jours après la consommation du champignon. F De nouveaux syndromes sont apparus. Ainsi, suite à la consommation de tricholome équestre, courante dans le Sud-Ouest, des cas de rhabdomyolyse (destruction des muscles) ont été décrits. L’abondance et la répétition de la consommation de ce champignon seraient en cause. Les symptômes surviennent 24 heures à six jours après plus de trois repas consécutifs et sont caractérisés par des douleurs musculaires, surtout au niveau des hanches et des épaules, une asthénie intense, des sueurs, des nausées et des vomissements. Entre 1992 et 2000, trois cas mortels ont été rapportés, tous imputés à une consommation excessive du champignon. Dorénavant, un arrêté ministériel en interdit la vente et l’importation sur l’ensemble du territoire français [1].

Rappeler certaines règles pour prévenir une intoxication Afin de limiter les intoxications encore trop nombreuses chaque année, il est bon de rappeler un certain nombre de recommandations concernant la cueillette ou la consommation des champignons.

La cueillette F Au moment de la cueillette, il est important de séparer les espèces comestibles de celles qui ne sont pas identifiées. En cas de doute, il est donc conseillé de ne pas ramasser les champignons. Ainsi, les espèces de petites tailles, difficiles à identifier, ne doivent pas être cueillies. À noter que les spores des amanites mortelles sont toxiques et peuvent contaminer une récolte. Il est également recommandé de rejeter les champignons en état de décomposition, voire vieux ou simplement défraîchis, et

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Encadré 1. Impact des métaux lourds

et des radioéléments sur les champignons La récolte et la consommation de champignons ayant poussé le long des routes et autoroutes, près d’industries polluantes ou de décharges peuvent conduire à l’ingestion de quantités importantes de métaux lourds (plomb, mercure…) et autres polluants. Certains champignons, pourtant réputés comme “excellents comestibles”,

d’avoir en tête qu’une espèce consommée par les insectes ou des animaux n’est pas obligatoirement comestible pour l’homme. Il est préférable de ne pas cueillir les champignons en bordure de route ou dans des endroits pollués (proximité d’une décharge, d’une usine d’inciné ration ou d’un bord de routes) car le mycélium est avide de métaux lourds polluants (encadré 1). Les champignons doivent être cueillis entiers, le pied ne devant être ni coupé, ni cassé sauf si l’espèce est parfaitement connue du ramasseur. F Lors du transport, il faut éviter le tassement car la fermentation est rapide, en particulier par temps chaud et humide. Quelques heures suffisent pour contaminer une récolte. C’est pourquoi il faut proscrire les sacs en plastique et préférer un panier en osier tapissé de fougères. Il est important de réfrigérer la récolte le plus rapidement possible. F Au moindre doute, la récolte doit être contrôlée par un pharmacien averti ou un mycologue expérimenté. Il est également possible de s’adresser à des sociétés mycologiques.

La consommation F En cas de maladie chronique des reins, de l’intestin ou du système immunitaire, il est préférable d’éviter la consommation de champignons sauvages. F Il est capital de ne consommer que les espèces clairement identifiées et de ne jamais ingérer des

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ont la faculté d’accumuler ces éléments dans leur mycélium, puis dans le pied et le chapeau. La pollution par les éléments radioactifs est également un sujet de préoccupation car certains champignons comme le laccaire laqué (Laccaria laccata) peuvent accumuler de façon importante des éléments radioactifs.

spécimens possédant à la fois des lamelles blanches, une volve et un anneau, caractères permanents des grandes amanites toxiques, ainsi que les petites lépiotes d’une taille inférieure à 10 cm. Il est également préférable de ne pas consommer plus de 250 g de champignons sauvages par semaine, et une seule espèce à la fois. La cuisson doit être suffisante. Certains champignons doivent être pelés car leur cuticule peut être laxative. La récolte doit être conservée au réfrigérateur et consommée au maximum dans les deux jours qui suivent la cueillette. F Il est conseillé de conserver au réfrigérateur un spécimen des

Encadré 2. Les centres

antipoison  Angers : 02 41 48 21 21 Bordeaux : 05 56 96 40 80 Clermont-Ferrand : 04 76 42 42 42 Lille : 0825 812 822 Lyon : 04 72 11 69 11 Marseille : 04 91 75 25 25 Nancy : 03 83 32 36 36 Paris : 01 40 05 48 48 Reims : 03 26 78 48 21 Rennes : 02 99 59 22 22 Rouen : 02 35 88 44 00 Strasbourg : 03 88 37 37 37 Toulouse : 05 61 77 74 47 Suisse (Zürich) : 0041 1 251 51 51 Belgique (Bruxelles) : 0032 2 345 45 45

espèces cueillies afin de pouvoir procéder à une identification en cas de réactions d’intolérance ou d’intoxication.

Délivrer les premiers conseils en cas de symptômes F Plusieurs mesures doivent être prises suite à l’apparition de diarrhées profuses, de vomissements abondants, de tremblements, de vertiges ou de troubles de la vue faisant suite à une consommation de champignons : • appeler immédiatement un centre antipoison (encadré 2) ou encore le 15 (Samu) car l’état de la personne intoxiquée peut rapidement s’aggraver ; • noter l’heure du ou des derniers repas, ainsi que celle d’apparition des symptômes ; • conserver les restes de la cueillette dans le but de procéder à une identification. F Si l’intoxication survient dans un délai supérieur à six heures après la consommation des champignons, une hospitalisation en urgence est obligatoire dès l’apparition des premiers symptômes, souvent d’ordre digestif. Toutefois, un lavage d’estomac s’avère inefficace et parfois même contre-indiqué car il ne ferait qu’aggraver la forte déshydratation du patient. F Si la phase d’incubation est de courte durée (environ une à trois heures après l’ingestion), une hospitalisation est tout de même fortement conseillée afin de pratiquer un lavage d’estomac destiné à éliminer les toxines avant qu’elles ne diffusent dans l’organisme. Les intoxications les plus graves sont celles dont le déclenchement est le plus tardif. La gravité est également liée à l’état physiologique (âge, grossesse) et aux antécédents pathologiques du patient (diabète, insuffisance hépatique ou rénale, pathologies cardiaques, épilepsie, dénutrition…). w

Référence [1] Décret n° 2005-1184 du 19 septembre 2005 portant interdiction de plusieurs espèces, sous-espèces ou variétés de champignons. www.legifrance.gouv.fr/ affichTexte.do?cidTexte=JOR FTEXT000000604247&dateTe xte=20080828&fastPos=1&fas tReqId=528000232&oldAction =rechTexte

Pour en savoir plus • Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses). Cueillette et consommation de champignons. Risques d’intoxication liés à la consommation de champignons. Mis à jour le 04/10/2013. www.anses.fr/fr/content/ cueillette-et-consommationde-champignons • Bon M. Champignons de France et d’Europe occidentale. Paris: Flammarion; 2004. • Centre antipoison. Centre hospitalier régional universitaire de Lille. Les signes d’une intoxication par les champignons. CapMag n° 24. http://cap.chru-lille.fr/ GP/magazines/96481.html • Lemoine C, Claustres G. Connaître et reconnaître les champignons. Rennes: Ouest France; 1995. • Macon L, Collège de médecine d’urgence de Bourgogne (CMUB). Intoxications par les champignons supérieurs. Protocole n° 026. Juillet 2013. www.cmub.org/ contenus/cmub/026intox_ champignon_1.pdf • Société mycologique de France. www.mycofrance.net

Déclaration d’intérêts  L’auteur déclare ne pas avoir de conflits d’intérêts en relation avec cet article.

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